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 A boire et à manger. 
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Angel of Death
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Message A boire et à manger.
Ca fait plusieurs fois que j’hésite à créer ce Topic.
Le titre parle de lui même : recette, bonne bouffe, tuyaux, bons plans, dégustations, bière, vin, spiritueux... La liste est longue.

Tout ce qui passe par le gosier, c’est ici que je vous invite à en causer.

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"Moi je croyais que cette cassette ç'allait être un sujet de conversation, tu vois. J'allais te demander ton palmarès des disques pour les lundis matins quand il pleut, tout ça. Et toi t'as tout gâché"


17 Aoû 2006 16:58
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Sauce pour manger avec un avocat:

1/3 mayo
1/3 ketchup
1/3 crème fraiche

et du curry!

C'est con, mais c'est rapide :)


17 Aoû 2006 17:12
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Angel of Death
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Mercredi 9 aout 2006 : Dégustation à Saint Emilion.
TROPLONG contre SOUTARD, le bon élève face au rebelle mis au pas.

C’était sur mes plaquettes cet été : me rendre à Saint Emilion et rencontrer DE LIGNERIS avant qu’il ne soit trop tard. Avant que le Chateau SOUTARD tombe définitivement dans l’escarcelle du Grand Méchant Capital. Avant que le dernier vrai traditionaliste de St Emilion ne jette lui même l’éponge.

Et puisqu’on s’est donné la peine de pousser la route jusque dans la campagne bordelaise, je profitais pour rendre une courte visite au Maitre Chai du Chateau TROPLONG-MONDOT.



1/ Dégustation à TROPLONG MONDOT : le triomphe modeste.

Dans les prochaines semaines, le nouveau classement des vins de l’appelation « St Emilion » va tomber. Ce classement est crucial pour les producteurs de la région car il va départager les vins entre eux et instaurer une nouvelle hiérarchie.

Pour rappel, à St Emilion, il y a trois « grades » principaux :

• 1er grade : les chateaux ayant l’appelation grand cru (GC), on en dénombre plus de 200.
• 2ème grade : les chateaux ayant l’appelation Grand Cru Classé (GCC) : il y en a une soixantaine et le niveau est très hétérogène.
• 3ème grade : les 1ers crus Classés. Ils sont au nombre de 13 répartis en deux classes : 2 classés « A » (Cheval Blanc et Ausone) et 11 classés « B ». A ce stade, c’est du très haut niveau, même si l’amateur sait que même à ce niveau certains ne font plus rien depuis plusieurs années.

Le fait – par exemple - pour un GCC de passer à 1er cru Classé signifie tellement de choses (économiquement parlant, mais aussi en terme de reconnaissance et de notoriété) que la révision du classement est non seulement attendue, mais crée sur l’appelation une véritable effervescence.

C’est cette ambiance que l’on pouvait presque sentir dans les caves de TROPLONG.

Car TROPLONG fait justement partie des favoris à un accessit au rang de 1er Cru Classé « B ». Son nom est sur toutes les lèvres, il a presque gagné la course d’avance. Son intronisation parmi les 20 plus grands chateaux de St Emilion devrait être officialisée dans les prochains jours.

Jean-Pierre TALEYSON, le maître chai à TROPLONG, nous reçoit avec simplicité. Il donne d’entrée le ton : pas de place à l’orgueil. Son credo : l’humilité devant la grappe. On joue la carte de l’humilité et de l’artisanat. Sans artifice. Lorsqu’on évoque la révision du classement de 2006, c’est du bout des lèvres qu’il esquive la question en prétextant que « rien n’est encore joué ».

Pourtant les installations de TROPLONG pourraient permettre d’en mettre « plein les yeux ». Les investissements effectués sur la propriété trahissent les ambitions du domaine : les cuves en Inox sont simplement magnifiques, pompes dernier cri et système de stockage moderne.

Il y a deux clans à St Emilion : les traditionalistes et les modernistes. Ce sont deux philosophies du vin différente. Deux conceptions qui s’affrontent dans la façon d’élaborer un vin :

• Les « traditionalistes » avec pour chefs de file : FIGEAC, LA GAFFELIERE, TERTE ROTEBOEUF ou encore SOUTARD prêchent pour un respect des traditions et du terroir. En pratique, cela se traduit par le refus d’utiliser que des barriques neuves pour la cuvaison, le refus de la sur-commercialisation et la reproduction des méthodes anciennes (défiance des machines).

• Les « modernistes » avec pour chefs de file : ANGELUS, PAVIE, CLOS FOURTET, FOMBRAUGE et les très surestimés VALANDRAUD et MONBOUSQUET veulent vivre avec leur temps. Il est question pour eux de survie face aux vins du Nouveau Monde et donc de contre-attaque : recours aux techniques modernes de vinification, bio-chimie, commercialisation moderne...

Chaque camp a ses faiblesses et ses atouts. La question de savoir qui a raison ou tort n’est plus d’actualité. Politiquement, les « modernistes » ont déjà gagné et c’est peut être pour cette raison que j’éprouve plus de sympathie pour les vieux de la vieille et leur vision surannée du Vin.

TROPLONG fait partie des « traditionalistes ». Officiellement, TROPLONG est traditionnel. Sur le terrain, le Chateau est plus modéré dans ses pratiques. Il ne faut donc pas s’étonner de retrouver à TROPLONG certaines pratiques propres aux « modernistes », car ici on vise un équilibre avant tout. De ce fait, les décisions sont sûres, tout est parfaitement maîtrisé. Les réponses à mes questions les plus tordues sont nettes et sans détour.

La cuvaison se fait dans des cuves en INOX. Assemblage avec collage au blanc d’oeuf mais sans filtrage. L’encépagement est composé à 90 % de Merlot, 5 % en Cabernet Franc et 5 % Sauvignon. Au début du siècle, TROPLONG joignait du Malbecque mais cette pratique est désormais révolue. L’élevage se fait en barrique neuve à 75 % pendant une durée variable selon le millésime (12 à 24 mois). TROPLONG sort trois vins :

- L’actuel GCC avec une production de 100 000 bouteilles. La gamme des prix est assez élevé mais vu le contexte ça reste intéressant : le 2005 est à 90 € TTC et le 2002 à 40 € la bouteille.
- Le GC prénommé « Mondot » tout court : un GC très rare et très intéressant, produit chaque année à 30 000 bouteilles. Les prix tournent aux alentours de 20 € TTC.
- Un rosé – clairette – AOC produit à 6000 bouteilles présentant peu d’intérêt.

Et le vin dans tout ça ? Qu’est ce que ça donne ?
Un St Emilion classique dans l’approche mais élégant et qui sent le passage à la classe supérieure. Un velouté exceptionnel, une intensité remarquable et une très belle finale malgré la jeunesse de l’échantillon. C’est de la race des St Emilion « classieux » : ample, généreux qui n’a aucun mal à talonner les meilleurs du genre.

Un bémol, le prix. TROPLONG a sa côte en hausse et il le sait. Les prix s’en ressentent un peu. Ca sent le bon coup néanmoins, on ne se paye pas un futur « B » de cette classe à 40 € la bouteille. Sur Paris, vous pouvez rajouter actuellement 50 % soit environ 60 €. J’investis modestement sur le 2002 qui m’a séduit et qui présente un bon rapport qualité / prix.

Nous nous quittons en évoquant le millésime 2005 – entièrement vendu pour TROPLONG. Une année formidable, il déclare à ce propos : « Je travaille à TROPLONG depuis 85 et je n’ai jamais vu une année pareille. On dirait que la Nature elle même a commandé son vin. Le soleil, l’humidité, le vent, la pluie... tout a été parfait jusqu’au jour des vendanges. Quand j’ai prélevé les 1ers échantillons de cette cuvée, j’étais comme un gamin devant son jouet de Nöel ».

C’est sur ces bonnes paroles que je me dirige en catastrophe au Chateau SOUTARD. Je vais rater mon rencard.


2/ Chateau SOUTARD : la fin d’un mythe.

Autre terroir, autre artiste, autre vin.
SOUTARD c’est le traditionaliste pur et dur. Son propriétaire DE LIGNERIS est une figure emblématique de la région. C’est la grande gueule de St Emilion qui fait grincer les dents de pas mal de monde dans le coin. Véritable trublion – presque anarchiste – il est le seul à vendre son GCC coûtant soit 14€ HT en sortie de cave. Refusant toute « Parkerisation », « bio » dans l’approche, SOUTARD s’inscrit dans la droite lignée des plus authentiques St Emilion. Un modèle de classicisme et de vertu. Haissant les dégustations commerciales, on raconte qu’il s’est rendu à certains concours retirer lui même les bouteilles des stands.

Ce mec est mon Dieu. Je le vénère.

L’annonce officieuse du rachat du Chateau par un consortium d’assurances tombe donc comme une sentence irréelle. On a du mal à imaginer St Emilion orphelin d’un de ses plus grands représentants. Pourtant tout est déjà plié. Je vascille sous le choc de cette annonce. C’était un bel après midi.

Ludovic MIGEON, le maître chai, m’annonce que DE LIGNERIS a quitté St Emilion pour affaires. Vu les circonstances, il est pardonné. Je ne rencontrerais pas le Robins des Bois local.

Cependant, la rencontre avec le maître chai est de nature à consoler mon apathie soudaine. MIGEON est à l’image du Chateau : intègre et sincère. Le vocable est technique mais la technique est bel et bien rustique. On continue d’utiliser certaines charues, tout se fait à la main et on met une majuscule à certains mots comme Terre, Vigne et Tradition.

Les cuves sont en béton, pas de collage ni filtrage. Aucun produit chimique et la dose minimale de souffre dans les cuves. Elevage en fut neuf à 30 %. Le traitement est artisanal, presque artistique. L’encépagement est le plus simple possible : 65 % Merlot et 35 % de Cabernet Franc. Pas de Sauvignon pour éviter les vendanges décalées.

La dégustation confirme les impressions :

Dégustation de la cuvée 2005 (actuellement dans sa deuxième phase maléoactique) : le vin est déjà éclatant. Le millésime 2004 en fin de cuvaison – un brin austère (nez fermé) – est puissant et déjà affirmé.

La philosophie du Chateau en fait un vin résolument de garde. De longue garde à mon sens. Le GCC entre en maturité au bout de 15 ans. Plénitude à 20 ans. Il faut donc de la patience pour ces vins à l’ancienne : à oublier quelques années en cave. Même leur second vin, le « Clos de la Tonnelle » nécessite au bas mot 10 ans de garde.

La production du Chateau est anarchiste. Selon les goûts et humeur de son (ancien) propriétaire, quelques exemples :

• une cuvée 96 élevé en fût d’acacia,
• un second vin constitué uniquement des presses baptisé « L’honneur des Presses » en guise de provocation aux journalistes,
• le second vin « Clos de la Tonnelle » produit quand DE LIGNERIS l’estime à la hauteur et qu’il a choisi lui même de déclasser en lui enlevant son rang de GC.

Et il y a le GCC « Chateau SOUTARD ». Etendart à lui seul de ce qu’était et devrait être un St Emilion. Les prix sont coûtants « sortie de cave » : environ 20 € TTC pour le GCC. SOUTARD est le seul à faire ça dans la région. Au regard de certains tarifs d’autres chateaux, certaines dents doivent bien grincer face aux productions de SOUTARD. 10 € TTC pour un « Clos de la Tonnelle » : ce n’est plus une affaire, c’est un cadeau.

Dire que dans un mois, ce petit monde disparaitra. Je profite de mon passage pour acheter quelques vestiges (j’échange par la même occasion mon numéro de portable avec le maître chai on a bien sympathisé). SOUTARD appartient à un géant des assurances désormais. C’est la fin d’une époque. Les « modernistes » gagnent une autre bataille et St Emilion perd un peu plus de son âme.

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17 Aoû 2006 17:44
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Angel of Death
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La prochaine fois, je passe à une recette de soufflé facile à faire et qui gonfle vraiment.

Avouez que vous en crevez d'envie.

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17 Aoû 2006 19:23
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Gateau aux fraises - ou comment réussir un dessert qui a un peu de gueule quand on est à court d'idées et (surtout) de temps

Ingrédients :
- 500g de fraises en principe, mais avec 350, ça suffit. Je dis ça parce que quand c'est pas la saison, c'est pas donné, les fraises. Et c'est presque jamais la saison.
- une orange
- un peu de sucre en poudre
- un sachet de sucre vanillé
- 500g de fromage blanc (5 petits pots, en général)
- un petit pot de crème fraîche (20 cl je crois)
- 30 boudoirs. A l'origine, c'est 24, donc pile poil une boîte. Seulement, ce n'est jamais assez, jamais. Vous allez toujours finir par courir au supermarché acheter une autre boîte pour deux gâteaux. Donc prévoyez large. Au pire, si vraiment vous n'avez plus de boudoirs et tous les magasins sont fermés, on peut remplacer par des petits beurre.

Préparation :
Lavez et equeutez les fraises, coupez-les 4 (en lamelles). Ensuite, les mettre dans un bol avec quatre cuillères à soupe de sucre en poudre et le jus de l'orange, que vous aurez pressée. Laissez au frigo pendant une demi-heure (ça fait un chouette sirop rouge que tous les gosses adorent, souvenez-vous.)
Dans un autre bol, mélangez le fromage blanc, la crème fraîche, le sucre vanillé et 4 autres cuillères à soupe de sucre en poudre. Fouettez un peu le tout, histoire que ça fasse une crème onctueuse (pas besoin de vous embêter à essayer que ça ait la consistance d'une mousse au chocolat).
Beurrez un moule à cake, recouvrez l'intérieur d'un film plastique. Ensuite, recueillez le sirop des fraises dans une petite assiette plate. Trempez les boudoirs rapidement, uniquement du côté plat, et ensuite disposez-les au fond du moule à cake, avec le côté bombé vers le fond. Quand vous en aurez mis toute une rangée (= quand le fond du moule en sera recouvert), mettez une couche de la crème que vous venez de préparer. Ensuite, mettez une couche de fraises. Vous pouvez y aller avec les fraises, en principe, il y a de quoi faire. Remettez des boudoirs (cette fois - et les suivantes - bien trempés des deux côtés), puis de la crème, puis des fraises, puis des boudoirs. En principe, ça suffit, mais si votre moule à cake est immense, continuez l'alternance de couches, en finissant par des boudoirs.
Mettez ça au frigo pendant une heure au moins, avec un poids au dessus du moule, pour bien écraser votre gâteau (genre pots de confiture ou de cornichons, ça fait l'affaire). Attention, ça peut déborder.
Ensuite, vous démoulez le tout sur un plat, c'est d'autant plus facile que vous aurez mis un film plastique entre le moule et le gâteau.
Décorez avec des fraises, s'il vous en reste.

Voilà voilà. Simple et efficace, c'est mon traditionnel gâteau d'anniversaire, même si ce n'est jamais la saison des fraises quand il a lieu. J'y suis sentimentalement attachée.

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Nikos Kazantzakis


17 Aoû 2006 19:47
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lol

Désolé mais voir dans un même topic le mot Slayer et une recette de gâteau aux fraises ne peut que provoquer chez moi ce genre de réactions lol

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17 Aoû 2006 19:53
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Ouais, je suis une false. Je vais voir Morbid Angel en concert mais je kiffe le gâteau aux fraises.

Pour cette recette, vous pouvez toutefois remplacer les fraises par des clous et la crème par du sang à moitié coagulé. Ce sera plus dark, plus iveul, plus metal. :diab:

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17 Aoû 2006 20:01
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Au choix :
çaImageou ça Image

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17 Aoû 2006 21:42
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Moi ça me fait chier de lire des recettes.
Je préfère faire des suggestions.

ça vous dit pas un cari poulet ? lol

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Ein kilogramm kartoffel
Ein liter milch
Drei aïl
Neunzig gramm butter
Salz und .. UND MUSKATNUSS, MUSKATNUSS Herr Muller


Soufflet à la pomme de terre selon Septime...


18 Aoû 2006 12:53
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Angel of Death
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Soufflés au comté inratables.

50 grammes de beurre
50 grammes de farine
1/2 litre de lait
150 grammes de comté
5 oeufs
une pincée de muscade moulue
sel poivre
5 ramequins de 8 à 10 cm de diametre



1/ Faire un roux blanc.

Faire cuire 40 g de beurre jusqu'à ce qu'il se mette à "chanter".
Saupoudrer ensuite la farine dessus.
Remuer avec une spatule en bois jusqu'à obtenir une sorte de pate jaunatre.
Avec les 10 grammes de beurre restant, badigeonner les ramequins.

2/ La préparation

Verser sur le roux blanc le 1/2 litre de lait.
Remuer à feu doux pendant 5 bonnes minutes jusqu'à ce que le liquide s'épaississe.
Ajouter le comté rapé (ou en copeaux c'est selon les gouts).
Séparer les blancs des jaunes : verser les jaunes directement dans la préparation et réserver les blancs.
Une fois les 5 jaunes d'oeufs dans la préparation, verser la muscade + sel + poivre et remuer à la spatule pendant encore 5 petites minutes.
C'est le moment de préchauffer le four à 180 °c.

3/ Le secret c'est les blancs.

Battre vigoureusement les blancs (les falses utilisent un batteur) en neige.
Stopper le feu et ajouter à la préparation 1/3 des blancs battus en neige en remuant assez.
Puis à l'aide de la spatule, remuez très très délicatement les 2/3 de blancs en neige restant.
La préparation doit s'en trouver allégée, presque meringuée.

4/ La cuisson au poil.

Remplir les ramequins aux 2/3 et les placer au centre du four.
Faire cuire environs 20 bonnes minutes à 180°c.
Servir aussitot.

Entrée légère donc, idéale après un apéro "charcutaille". Tout le secret réside dans l'incorporation des blancs en neige dans la préparation. Il faut bien évidemment surveiller la cuisson et servir pile poil. Sachant que la préparation peut se garder au réfrigérateur (dans le bas du frigo), il faut donc être tactique et lancer la cuisson quand l'apéro commence à se terminer. La seule fois où je les ai ratés c'est quand j'ai laissé ma Blonde "gérer" la cuisson...

On peut remplacer le comté rapé (plus cher) par de l'emmental. De toute façon, personne ne grille jamais la différence (surtout après mes apéros).


Bona bona ... PETIT.

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21 Aoû 2006 15:57
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Canard WC the Slayer a écrit:
Soufflés au comté inratables.

Le nombre de truc inratables que j'ai raté... :roll:

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Po Tolo!


23 Aoû 2006 0:07
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J'aime pas le fromage donc déjà celui là, j'ai bien fait de le rater. ^^

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Canard WC the Slayer a écrit:
Battre vigoureusement les blancs (les falses utilisent un batteur)



Tous des falses ces groupes de métal du coup :siffle:

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23 Aoû 2006 5:52
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Sauf Virgin Steel. Warf warf warf.

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23 Aoû 2006 6:16
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Je tiens par avance à m'excuser du post sans intérèts qui va suivre..

Poulpe: lol Excellent!!


23 Aoû 2006 9:05
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Je viens enfin de prendre le temps posément de lire ton laïus à propos du Saint Emilion.

Je sais même pas quel goût ça a, mais c'était vraiment très intéressant à lire. On sent le côté passioné, et j'aime bien ces petites histoires de gueguerres entre chateaux :)

Ceci dit, j'ai un palais en béton, je suis sûr que je te fais pas la différence entre tes grands crus classe A et un truc tout juste bon.
C'est pas bien grave remarquez, j'arrive à vivre très bien sans :D


23 Aoû 2006 11:00
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En gros St Emilion ça a le goût d'un bon bordeaux :D

Ce n'est pas mon appelation préférée du coin mais c'est disons un "grand" classique du Bordelais.

Et ouais quand tu t'y intéresses, le vin c'est passionnant. Il y a tant de choses à connaître à découvrir... C'est étourdissant. Ca fait des années que je suis "dedans" à fond, et j'y connais rien.

C'est sûrement un verre de Bourgogne à la main que Socrate a pu dire : "la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien".

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23 Aoû 2006 15:26
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"La seule que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois."


23 Aoû 2006 15:36
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Merci CAZA je me rappelais plus de la formulation exacte.

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23 Aoû 2006 15:45
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Je tenais à ce que mon post n° 2006 soit un post sur le vin.

Et c'est en ce moment l'occasion idéale pour faire un rapide C/r de cette fantastique période des Foires aux Vins.

Chaque année en septembre, les grandes enseignes commerciales font leur foire aux vins. Il s’agit essentiellement de primeurs rachetés en masse par AUCHAN & Co et quelques tuyaux de l’armada de sommeliers et oenologues de ces grands magasins. Croyez le ou non : pour une fois, c’est le client qui est gagnant.

Je prends un exemple : j’ai acheté récemment directement au Chateau un grand St Emilion à un peu moins de 40 € la bouteille. Vous allez me dire : « il est fou ce Canard », je vous répondrais que c’était une affaire. La même bouteille, même millésime : elle est à Carrefour à 32 € en précommande.

Vous n’imaginez pas la force de frappe de ces groupes commerciaux.

Pour l’instant, je n’ai fait que trois foires :


1/ La foire de Lafayette Gourmet

Cette année c’était sympa, moins « prout prout ma chère ». La plupart des vins exposés étaient des vins relativement peu chers (mais pas très intéressants), entre 10 et 20 € pour la plupart. Avec un pote, on a gouté deux vins de la région de Nîmes (pas sensass), un Chateauneuf du Pape moyen (et trop cher) et un super petit Chinon à moins de 10 €.

Du coté des grands crus, un vin super bandant : Chateau LANGOA BARTON 1997 (St Julien) à 31 €. Une putain d’affaire. Avec déjà 9 ans de garde, cette belle bouteille sera à point dans 4 ou 5 ans... Je me projette mentalement en 2010 en train d’ouvrir cette merveille tandis qu’un gigot d’agneau aux fines herbes dore gentiment dans le four...

Je remplis mon petit cabas qui contient :

- 2 Chinons 2004 Charles JOGUET « Les Clos » à 7,80 € la bouteille.
Un beau rapport qualité prix. Un vin convivial qui fera très bien l’affaire avec de la charcuterie persillée ou un fromage pas trop fort, voire une viande (pas en sauce) en deux temps pour monter en puissance. Le sommelier de la maison JOGUET semble ne pas démorder de son alliance Chinon – Rosbif du Dimanche, malgré mes quelques arguments. Un Chinon si jeune et d’une telle structure ne peut décemment pas accompagner un rosbif, selon moi. Mais bon chacun voit sa pipiche à sa façon.

- 2 LANGOA BARTON.

Ca me fait un total de 80 € pour 4 bouteilles. Comble de malheur, j’ai oublié mon porte-feuille chez moi, je n’ai aucun moyen de paiement. La rage. Mon pote qui m’accompagne paie ses 2 Chinons (je l’ai influencé) et je rentre bredouille. Vu le Stock de LANGOA BARTON j’ai encore du temps de devant. Je repasserais dans la semaine les choper.


2/ La Foire de CARREFOUR.

Grosse grosse foire. J’en profite pour squatter le stand « dégustation », qui ce jour là nous faisait l’honneur d’une petite verticale de SAUTERNES. Très sympa, la moitié des vins étaient dégueulasses (tant il est vrai que je ne suis pas fan des Sauternes, à titre perso je préfère très largement un GEWURTZ), le sommelier du coin ne conteste pas et baisse la tète. A sauver du fiasco : un très beau Sauternes Chateau PEYRAGUET 1997 (des relents maltés sublime, une longueur magnifique...) à 27 € tout de même.

J’investis tactiquement en alternant les vins de garde et les vins à consommation quasi immédiate. Mon caddie contient :

- 2 Chablis AOC Maison BROCARD 2005 noté 5/5 à RVF je leur fais confiance et à 7,80 € le risque est minime.

- 3 Haut Medoc Cru Bourgeois Chateau Caronne 2003 (belle année, un brin surestimé mais les vins modestes ont gagné en structure) à moins de 10 €. Une affaire. Une vraie. Une bouteille classieuse et pas ruineuse (idéale avec une viande rouge) assez passe-partout pour les alliances. Je vais laisser deux bouteilles en cave pendant 3 ans, et je vais en boire une prochainement histoire de.

- 2 Margaux Chateau KIRWAN 2004 (3ème cru) à 22 €. Je ne le crois pas. C’est trop beau. GISCOURS du même niveau tape à titre d’exemple aux alentours du 35 €. C’est une bouteille racée qui demandera de la patience mais qui ne peut décevoir.

- 2 Pessac blanc, Chateau LATOUR MARTILLAC 2004 à 17 €. Hallucinant. Complètement bon marché, les prix des autres PESSAC blancs de moindre qualité ne fait que confirmer cette affaire. Une bouteille fantastique, pétrie de qualité, divine sur un poisson. La très grande classe à moins de 20 €.

Bilan : 9 bouteilles, 120 € environ.

Mon collègue qui m’accompagnait m’a suivi sur tout, sauf sur le Margaux (il a préféré prendre du Sauternes).


3/ La foire MONOPRIX.

L’une de mes foires parisiennes préférées.
Censée commencer le 13 septembre, j’ai constaté avec horreur que le sommelier (sans me prévenir) avait commencé à tout installer depuis lundi. Et j’ai hurlé, hurlé...

Bref, tout en sirotant deux Pomerols entre les rayons, je tombe sur un truc dingue : St Estèphe Chateau Montrose 2002 (2ème cru) à 31 € (il est à 55 € sur 1855.com). La folie. Il n’en restait plus que de deux bouteilles. A la guerre comme à la guerre, je planque les deux bouteilles derrière un « ordinaire », je prends le catalogue et me promets de revenir aujourd’hui même. J’ai potassé leur catalogue ce matin dans le RER (oui je suis un acharné) et j’ai quoté environ 6 bouteilles intéressantes dont la moitié en Bourgogne (mais pas dans les bonnes années).

Je vais prendre tout à l’heure les deux Montrose. Sûr. Pour le reste, il faut que je réfléchisse.

Voilà voilà.

La semaine prochaine, j’attaque la foire aux vins d’AUCHAN, CORA et/ou LECLERC. J’ai reçu aussi une invitation à une dégustation au Savour Club, et il faut aussi que je passe chez LAVINIA (le plus grand caviste de Paname).

Vous aurez compris que ces foires aux vins sont très intéressantes pour le consommateur. Les marges prises par les grands magasins sont infimes. Le seul point noir tient au transport et à la conservation des bouteilles, qui parait il n’est pas optimale. Cela dit, j’ai jamais eu à me plaindre ni à constater de mauvaises cuvées.

A bon entendeur.

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"Moi je croyais que cette cassette ç'allait être un sujet de conversation, tu vois. J'allais te demander ton palmarès des disques pour les lundis matins quand il pleut, tout ça. Et toi t'as tout gâché"


12 Sep 2006 9:26
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