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 [comics] Fables (Bill Willingham) 
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Skeleton In The Forum
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Message [comics] Fables (Bill Willingham)
Je crée un sujet, pour développer la pub avec mes lectures plus avancées

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Sinon, j'ai donc lu le premier tome de Fables [résumé : les personnages de contes et fables ont été exilés de leur monde et se cachent dans le notre, après une amnistie générale de tout ce qu'ils avaient pu faire dans les dits contes et fables], et je ne sais trop quoi en dire mais j'ai adoré. C'est un arc assez court (5 numéros, 120 pages) pour ouvrir la série, et "juste" une petite histoire dans ce monde plein de promesses, mais on sent que le choix de cette narration de polar sert à introduire le lecteur en douceur dans le monde de Fabletown, et la visite se fait avec délectation. Que ce soit la reconnaissance des divers personnages et clins d'œils aux contes, la découverte de leur "nouvelles" positions et relations sociales, ou encore appréhension d'un univers caché dans le notre mais aux logiques particulières, tout ça éclipse un peu l'enquête, mais n'est possible que grâce à elle (le polar est par excellence le genre qui donne à voir froidement une société sous tous les angles). Je me suis du coup éclaté en apprivoisant les deux héros que sont Snow White, adjointe au maire de Fabletown (pour la premiere fois, vous verrez Blanche Neige avec de la classe), et Bigby Wolf (j'ai bien ri en comprenant son prénom), shérif de Fabletown, et en les voyant évoluer dans la BD, de même que j'ai apprécié le tour de jonglerie entre les genres, des pages vraiment humoristique (la découverte de Snow White quand la belle et à la bête lui casse les... et je ne parle pas de la manière dont la discussion se termine) au bel hommage tout à fait avoué aux romans policiers "whodunit" quand Bigby veut absolument faire son final à la Hercule Poireau.
Question dessin puisqu'il y en a à qui ça importe, c'est du classique assez réaliste (si je puis dire) et agréable aux yeux, pas ce que je préfère mais très réussi dans les variations de compositions/cadrage/couleurs(etc) selon que ce qu'on a à voir tiens plus du NY réel ou de Fabletown - sans rompre avec une totale continuité/cohérence de style par contre, d'où la réussite.
Je me suis commandé le second dans la foulée (les deux sont vraiment pas cher, dommage de se priver), qui introduit "Animal Farm", où vivent les personnages qui ne peuvent pas se faire passer pour des humains normaux. Par contre ce qui va être difficile, c'est de ne pas claquer un fric fou pour la suite, quand des histoires nettement plus ambitieuses se développent, parfois à travers plusieurs arcs... j'ai déjà du mal à tenir alors que l'histoire se termine totalement, qu'est ce que ça va être !
Pour donner une idée du niveau, je comparerai ça à Sandman.

Je vous présente Snow White et Bigby Wolf.
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edit : A noter la conclusion du volume par une excellente nouvelle racontant la guerre menée par le loup contre l'envahisseur du royaume des Fables, et sa première rencontre avec Blanche Neige avant l'Exile. On apprend plein de choses, et Bigby est encore plus classe quand on a une idée de son passé, de sa rédemption, et de l'étendue de sa puissance.

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Je veux bien laisser Ziggy partir en envolées lyriques sur du black-métal norvégien en spandex léopard, mais Pet Sounds faut pas déconner.

En fait ton metal est à mon metal ce que mon café est à ton café.


Dernière édition par ZiGGy le 23 Jan 2010 13:29, édité 3 fois.



22 Jan 2010 23:15
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On passe ensuite à Animal Farm, second tome permettant de découvrir la colonie cachée de Fabletown à la campagne, où vivent les personnages ne pouvant se faire passer pour humains. On retrouver donc les trois petits cochons, Boucle d'Or et sa famille d'ours, des géants et des animaux de tous genres, des personnages tirés de Kipling, etc. Blanche Neige, qui dirige Fabletown, se rend sur place comme elle le fait régulièrement, pour tomber sur une révolution.
Le dessinateur change, mais reste dans le même style, rien de drastique - des visages un peu moins réguliers, un dessin un poil plus confus. Niveau scenario, c'est toujours la découverte de l'univers des Fables qui compte puisqu'on visite un nouveau lieu important et que l'on y découvre de nouveaux personnages. Willingham frappe fort en jouant de nos idées préconçues sur ces animaux à priori gentillets, pour nous montrer toute leur humanité, dans leurs questionnements aussi bien que dans leur implication dans une trame qui n'a rien de gentille. Pour ce qui est de ceux qu'on avait déjà rencontré dans Legends in Exile, on garde bien sûr Blanche Neige et Bigby Wolf comme héros centraux, mais autour d'eux on commence à voir que tous sont plus insaisissables les uns que les autres. Ce crétin de Prince Charmant qui se révèle plus fin qu'il n'en avait l'air, Rose Red qui tiens tête à sa sœur... Et un début d'histoire à plus long terme alors qu'on entrevoit de plus en plus de choses sur le mal du pays qui ronge les habitants des Fables, exilés depuis trop longtemps par l'Adversaire, qui a conquis leurs royaumes et les a contraint à se réfugier dans notre monde.

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Dernière édition par ZiGGy le 24 Jan 2010 17:03, édité 3 fois.



22 Jan 2010 23:24
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Storybook Love, le troisième tome, compile plusieurs histoires un peu plus courte. D'abord une histoire développant le personnage de Jack (vous savez, le haricot) à travers ses mésaventures durant la guerre de sécession (on a droit à la fin à un autre court récit, sur les Lilliputiens durant la guerre avant l'exile - moins interessant mais qui apprends quelques nouveaux détails sur l'Adversaire). Suit un récit plus important décrivant le rapport de Fabletown avec la réalité, quand un journaliste humain menace de dévoiler leur existence aux mondains (le nom que les Fables donnent aux humains). Bigby Wolf tente bien de gérer le problème sans effusions de sang, mais la crise met à jour les disparités politiques qui existent au sein de la communauté, en particulier entre la manière dont Blanche Neige dirige les chose et le point de vue de Barbe Bleu. Et en bonus, on découvre la Belle au Bois Dormant.
Vient ensuite l'histoire principale qui donne son titre au volume. En en révélant le minimum, je dirai juste que Willingham joue des attentes que l'on a du rapport entre Blanche Neige et Bigby Wolf, tout en développant les problèmes laissés en suspend à la fin d'Animal Farm. En parallèle, le Pince Charmant continue de surprendre...
Avec ce volume et ses histoires multiples de longueur et importance différente, la richesse de Fables saute aux yeux. Willingham a une telle matière à disposition qu'il peut nous emmener absolument où il veut. L'arc Storybook Love montre qu'il a bien une destination en tête, mais les autres sont là pour enrichir l'univers autant que la trame générale, et, toujours en jouant de personnages tirés d'histoires connues, il apporte sa propre contribution aux mythes. Le final montre qu'il sait échapper au risque de sombrer dans le mélo ou le soap en se laissant aller à pousser ses deux personnages centraux dans le sens le plus évident, mais il évite tout aussi bien de leur créer des problèmes trop artificiels. Au lieu de ça, on a droit à une certaine richesse, et à des choix scenaristiques qui ne présument jamais du lecteur, et préfèrent une certaine universalité, ou un réalisme des enjeux si l'on préfère, dans un cadre qui tient autant de l'enfance des contes que de la violence de notre monde. Les personnages ont chacun une part de fable en eux, et le rêve est toujours présent à la lecture, mais ils sont toujours confrontés à une réalité rendue avec le plus grand sérieux.

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Dernière édition par ZiGGy le 23 Jan 2010 13:28, édité 1 fois.



22 Jan 2010 23:42
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Il y a ici des "guides" des divers tomes avec détails des références à diverses fables et contes : http://onirique.free.fr/spip/spip.php?article387
Ce qui me fait remarquer qu'il y a un personnage auquel je suis particulièrement attaché qui manque : Puck ! Enfin, entre Shakespeare, Kipling, Pratt et Gaiman, j'ai déjà d'illustres parrains, héhé.

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23 Jan 2010 2:02
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Petite pause en attendant la suite, je viens d'atteindre le sixième volume. L'histoire générale prend une ampleur telle qu'il devient difficile de suivre tout ce qui se passe en permanence. Willingham en joue pour frustrer un peu son lecteur et augmenter l'excitation de chaque nouvel évènement. Car ces trois derniers tomes multiplient les trames d'espionnage, de guerre et de politique, sans bien sûr oublier de continuer à nous faire découvrir et suivre divers personnages. On s'attarde beaucoup sur Blue Boy, assistant de Blanche Neige, avec son récit de la dernière bataille menée dans les royaumes des Fables, point de départ de plusieurs arcs racontant dans le présent les premiers nouveaux contactes des Fables avec l'Adversaire, deux siècles plus tard. Le sixième tome, Homelands, comme son nom l'indique, se déroule d'ailleurs essentiellement dans le monde des Fables. A Fabletown, les choses changent beaucoup également, le Prince Charmant et la Bête (le mari de la belle), prennent beaucoup d'importance, et suite à quelques évènements particulièrement marquants, on perd un peu Blanche Neige et Bigby Wolf de vue...

Entre les arcs "importants", Willingham continue à proposer régulièrement des histoires plus courtes (généralement avec d'autres dessinateurs, et un style plus naïf), apparemment à seule fin d'enrichir l'univers de Fables, mais on a parfois la surprise de découvrir qu'une information donnée ici où là peut être fort importante ailleurs. De la richesse de ce scenario donc, qui sembler viser à une peinture d'ensemble, et à nous faire percevoir qu'il y a beaucoup plus de choses dans Fables qu'on ne prend le temps de nous en raconter. Il n'y a qu'à compter les histoires abandonnées si tôt qu'elles ont démarrées, et qui reviennent, ou reviendront, après une ellipse ou racontée dans un volume plus tardif. Parce que la richesse demande des choix narratif, et qu'après avoir fait l'éloge de la manière dont Wilingham décrivait et développait ses personnages, c'est ici son tallent à faire vivre son comics au delà de ses propres pages que je veux pointer du doigt. Je ne suis qu'un lecteur parmi d'autres dont il faudrait avoir l'avis, mais pour l'instant il me mène en bateau de bout en bout depuis un peu plus de 40 numéros, évitant de satisfaire mes attentes tout en offrant presque toujours une alternative bien plus intéressante et originale (il n'y a guère que le récit de la carrière militaire de Bigby durant la seconde guerre mondiale qui m'ait paru un peu limité, comme un exercice de style, mais même là on peut toujours dire qu'il est bon d'en apprendre plus sur le passé et la force du Loup). Voilà, chaque "histoire" au sein de la grande trame ne se perd pas trop en complexité (la plupart sont linéaires, ça ne prétend pas faire du Moore), mais constitue une pièce de plus dans un puzzle géant... et c'est ça que j'adore dans Fables.

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28 Jan 2010 18:13
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Crimson Idol
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J'ai lu le premier, tu m'as donnée envie de lire la suite, achat programmé dés que j'aurais fini The goon et Sandan

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J'ai compris qu'un amour platonique peut exister entre 2 hommes adultes et responsables.
Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensables


30 Jan 2010 2:33
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