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 Blue Öyster Cult - welcome in the church of the cult 
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Message Blue Öyster Cult - welcome in the church of the cult
Bon pour faire plaisir à REM qui me le réclame, et aussi parce que j'adore ce genre de story, je me jette à l’eau et propose un sujet découverte sur l’un des plus grands groupes américains de métal des années 70, si si je vous jure !!
Première partie, en route vers la gloire

Le premier album du groupe sort en 1972, sous le sobre titre du Blue Oÿster Cult, mais le groupe a déjà une longue histoire derrière lui, le groupe se forme réellement en 68 sous le nom de Soft White underbelly, à l’initiative de Donald Roser, Buck Dharma (guitare et chant), et de Albert Bouchard (batterie). C’est en 70 que le groupe prend réellement son envol avec l’arrivée de Eric Bloom (chant et guitare) sous un autre nom d’ailleurs, Stalk Forest Group, mais le groupe a beaucoup de mal a émerger, un album a vu le jour, St cecilia album, il ne paraîtra officiellement qu’en 2001. Ce n’est qu’en 1971 que le groupe voit le bout du tunnel, il prend le nom de Blue Öyster Cult, choisi par Sandy Pearlman, le producteur mythique du groupe.

Blue Öyster Cult (1972)

Ainsi donc arrive le premier album, et le groupe a su se construire une image sulfureuse, textes obscures voire mystiques, logo intriguant, pochette tout aussi mystérieuse
Ce premier album donne les bases du groupe, à savoir un heavy métal intelligent et original, porté par la guitare de Buck Dharma et la voix puissante de Eric Bloom.
On retrouve sur ce premier jet quelques titres incontournables du groupe, City on flames with tock and roll ou stairway to the stars, toujours fréquemment joués, typiques du style du groupe, heavy et directes
A côté on trouve des titres plus discrets mais qui font la différence et l’originalité du groupe, je pense à Then came the last days of may, une superbe ballade, Workshop of the telescops aux textes ciselés a l’or fin ou encore Screams
Ce 1er jet n’est certes pas parfais mais il pose les bases et le groupe ne va pas s’arrêter là
Note : 4/5

Deuxième album, Tyranny and Mutation (1973)

Le groupe poursuit sur sa lancée et signe un de ses meilleurs albums, encore plus tortueux pour les paroles, il se compose de deux parties, enfin à l’époque du vynil, the Black et The Red, et là c’est le sans faute, peu de tubes mais un ensemble homogène, on retiendra quand même 7 screaming diz busters, complexe et torturé, O.D.’d on life itself ou Hot rails to hell dans une veine très heavy. La seconde partie est plus nuancée, le parfait contre-pied en fait, je conseillerai surtout Teen archer et Mistress of the salmon Salt.
Cet album est plus difficile d’accès mais son abord plus métal le rend parfait pour le metalleux cherchant à s’initier au groupe.
La note maximum pour cet album alors que le chef d’œuvre absolu du groupe va seulement arriver : 5/5

Secret treaties (1974)

Tout le groupe est défini par cet album, son histoire, son concept, de l’esprit torturé de Sandy Pearlman, et c’est aussi celui qui leur a valu la réputation qui les a suivi pendant des années, a savoir celle d’être plus ou moins nazis, accusation ridicule, Eric Bloom est juif, et le groupe joue sur le registre de l’humour (noir) toujours.
C’est le plus riche niveau paroles, avec la participation de Patti Smith et de Richard Meltzer.
Tout démarre d’une histoire de Pearlman, qui sera reprise plus tard par Albert Bouchard avec Imaginos, qui sortira sous le nom du groupe en 1988, deux titres viennent directement de cette histoire, Astronomy, le tube absolu, cité dans ma signature d’ailleurs, porté par un Eric Bloom en état de grâce et Subhuman, un véritable chef d’œuvre elle aussi, tout en nuance et porté par une basse énorme, et aux paroles d’anthologie, c’est le morceau fondateur du groupe
A côté de ces titres, on ne trouve que de l’indispensable, Flaming telepaths et sa fin glaciale, ME262, qui leur posera quelques soucis, mais terriblement efficace de par sa rapidité et ses parties de pianos bien placés, Carrer of evil qui ouvre l’album, porté par la voix glaciale de Bloom et la guitare ciselé de Dharma, Dominance and Submission, plus vicieuse, plus rock and roll avec des riff imparables et Harvester of eyes a ne pas oublier, bien dans le ton de l’album, nuancé mais aux guitares imparables. Un grand album du groupe et un disque indispensable de l’histoire du métal, 5/5

Il faut noter enfin la pochette, superbe, le vynil lui rend d’ailleurs bien plus hommage, le groupe posant devant le Mesershmitt de la chanson ME262.
Cette période est donc la plus riche du groupe qui signe une trilogie parfaite, le tout donnera naturellement un live, double vynil à l’époque, On your feet or on your knees, (1975), parfait résumé de la période, il restitue bien la force du groupe sur scène et on y trouve la reprise Born to be wild et le célèbre Buck’s boogie, ou le guitariste fait tourner les têtes des apprentis guitaristes.

La suite plus tard, ça sera largement moins élogieux d’ailleurs, le groupe s’enfonçant peu à peu dans le FM


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19 Déc 2004 20:37
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Grand groupe, si on est pas allergique a la production metal 70's.
Personnellement le premier album est mon préféré, même si Astronomy est ma chanson préféré du groupe.
Les compos sont super bien ciselés et les lignes vocales sont toujours extremement bien trouvé.
Sur Fire Of unknown origin pas mal de chansons me plaisent spécialement vengeance (the pact) , Fire Of Unknown origin , la classieuse mais efficace Burning For you, heavy metal the black and silver est marrante, Sole survivor est excellente aussi...ca fait un paquet déja :D .


PS: le guitariste est VRAIMENT BON, et posséde un trés grand feeling, ainsi qu'une grande érudition théorique pour un guitariste de métal, il lui arrive assez souvent de jouer modale par exemple ce qui permet une jolie variété a ses solos.

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19 Déc 2004 21:50
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Long Distance Runner
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J'adore ce groupe :D
Surtout la période de Secret Treaties à Extraterrestrial Live (putain Cities on Flame en live, ça tue) en fait, même si elle est plus critiquée.
Ma chanson préférée du groupe est sans aucun doute (Don't Fear) The Reaper.
J'en ai des frissons, quand je l'écoute.
Niveau album, Cultosaurus Erectus et Fire of Unknown Origin sont mes préférés.

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21 Déc 2004 12:17
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Bon tiens j'ai envie de reprendre là ou je me suis arreté, dire qu'a la base j'avais commencé cette suite a Noel 2004 :D

Nous arrivons donc en 1976, le groupe est au sommet d’un point de vue artistique, son live l’a installé dans les grands noms du heavy de l’époque. Le groupe ne perd pas de temps et repart en studio pour son 4ème album. Nous rentrons dans une période qui verra BÖC alterner le bon et le franchement mauvais.

Agents of fortune (1976)

Celui-ci voit le groupe évoluer, le ton reste aussi sombre niveau des paroles mais la musique elle a évolué, le groupe nous présente un facette plus légère, agrémentant son hard rock d’une touche plus pop. Mais cela, dans un premier temps, ne nuit en rien à la qualité des chansons du groupe. Sur les 10 titres seuls un ou deux apparaissent plus faibles, on trouve d’ailleurs sur cet album le tube absolu du groupe, (Don’t fear) the Reaper, repris depuis presque 30 ans sur toute les compilation de tube rock qui se respecte. Et il est certain que ce titre est imparable, Buck Dharma nous sort un solo imparable, un classique du genre. Mais l’album ne contient pas que cela, la ballade d’entrée This ain’t the summer of love est superbe, mélancolique et pas trop mièvre, ETI est un autre classique du groupe, et même les titres de fin de l’album moins connus, Morning final ou Tattoo vampire par exemple ne font pas taches.
L’album reste un des plus gros succès du groupe, le fait d’adoucir sa musique a parfaitement réussi au groupe, de fait le BOC va poursuivre dans cette voie.

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Spectres (1977)

Ce nouveau disque sort un peu plus d’un an après le gros succès qu’a été Agents Of fortune et confirme la tendance, le Cult poursuit sa route vers un hard rock plus FM, mais l’album tient encore la route même si un cran en dessous de son prédécesseur. On gardera en gros une moitié de l’album, tout le début, j’ai failli dire la face A, Godzilla d’abord, encore un tube absolu toujours joué aujourd’hui, titre bien lourd, Golden age of leather, grand titre aussi, qui vaux aussi pour ses paroles, dans ce domaine, le groupe n’a pas faibli et sait toujours s’entourer de bons parolistes, on citera aussi Goin through the motions ou le méconnu Nosferatu, avec Helen Wheels aux paroles, le reste est franchement dispensable, le groupe perd un peu l’inspiration et presque l’envie on dirait, de plus on ne constate guère un vrai travail d’équipe sur ce disque, enfin ça reste un cru honorable.

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Après seulement deux albums, le groupe ressort un live, un simple, Some Enchanted evening, en 1978, 7 titres au compteur avec 2 reprises, ça fait court mais c’est un bon live, on reste sur sa faim malgré la bonne interprétation d’ensemble. Superbe pochette en passant.

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Mirrors (1979)

Le groupe ne traîne toujours pas et repart en studio et là les choses se gâtent franchement, on se retrouve avec une soupe FM peu inspiré et si sur les prédécesseurs, on avait un titre faible là c’est l’inverse, on garde en mémoire un titre et en faisant un effort, Dr music donc est un bon petit titre sans prétention qui passe en live encore de nos jours, le In thee de Allen lanier passe presque, mais la production de l’album rend la chose très indigeste. Donc rien à retenir et à l’entrée des années 80, on peut redouter le pire pour le groupe qui s’englue dans la mêlasse malgré le talent de ces protagonistes, Dharma ou Bloom n’ont rien perdu mais ici il semble que quelque chose s’est cassé, heureusement le groupe va vite relever la tête grâce en partie à un producteur, Martin Birch, et à un songwriting retrouvé.

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On verra çà plus tard, pas dans un an un j’espère :D

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20 Nov 2005 13:23
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Je te trouve bien gentil avec Spectres. Godzilla et Nosferatu sont deux trés belles chansons, mais le reste varie entre mélodies indigentes, arrangements énervants et chant poussif. Triste album.


20 Nov 2005 13:42
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Je te trouve bien gentil avec Spectres. Godzilla et Nosferatu sont deux trés belles chansons, mais le reste varie entre mélodies indigentes, arrangements énervants et chant poussif. Triste album.

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Je veux bien laisser Ziggy partir en envolées lyriques sur du black-métal norvégien en spandex léopard, mais Pet Sounds faut pas déconner.

En fait ton metal est à mon metal ce que mon café est à ton café.


20 Nov 2005 13:44
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Secret Treaties est mon préféré, et de loin, les autres me paraissent imparfait en comparaison.

J'aime beaucoup cultosaurus erectus, il a une ambiance particulière.


Anoter que le riff de "cities on flame with rock'n'roll" est directement pompé à "the wizard" de Black Sabbath.


20 Nov 2005 16:32
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Agents of fortune est très bon pour qui "supporte" les sonorités un peu datées. Fan exclusif du Finnvox, passe ton chemin !

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20 Nov 2005 16:40
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J'aime l'ensemble de leur discographie, pas seulement leurs 4 premiers albums (live compris).
Spectres est loin d'être mauvais, Mirrors est certes mineur mais pas désagréable avec son côté "fin seventies kitsch". Dans les années 80, ils ont sorti quelques fort bons disques: Cultösaurus..., Fire..., E.T. Live et Imaginos. Heaven Forbid en 98 était excellent! Et citons aussi, en 2001, le brillant Curse of the hidden mirror.


28 Nov 2005 22:32
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Oui je m'occupe des années 80 bientôt, il y a du très bon et du moyen on va dire

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29 Nov 2005 7:38
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L’album du retour en grâce, mais il sort très vite après Mirrors, 1 an à peine mais quel changement, le groupe a retrouvé ce qui faisait sa force, pochette mystérieuse déjà, ce dinosaure me fout presque les boules et les paroles encore et encore, et l’ambiance générale du disque, très glaciale.
On constatera que ce retour en grâce est assez dispersé, un seul titre est signé du groupe en entier et déjà les clans se distinguent avec les frères Bouchard d’un côté et Dharme et Bloom de l’autre. Mais l’ensemble est malgré tout très homogène, le seul titre faible est sans doute The Marshall Plan, et encore il vaux tout Mirrors, et curieusement c’est le seul titre retenu de cet album sur les divers compilations. On citera donc pêle-mêle Divine Wind, Monsters, Black Blade ou Lips in the hill, mais cet album est un tout digne de la trilogie initiale, pas loin d’être mon préféré.
Un mot sur le producteur, Martin Birch, une légende déjà à l’époque, il a produit Deep Purple entre autres et commencera son aventure Maiden l’année d’après, son boulot ici est très bon, le son est nickel, la basse bien en avant comme les claviers, un travail parfait.

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Et donc le groupe enchaîne très vite sur ses valeurs retrouvés



Fire of unknow origin (1981)

Même équipe, pour la dernière fois d’ailleurs, Albert Bouchard quittera le groupe peu après. Et même réussite, le groupe garde sa ligne mysterieuse, Micheal Moorcock et Patti Smith pour aider aux paroles et artwork génial, tout est encore réuni pour un must, le dernier avant longtemps avec le recul.
L’album est un mélange de morceaux à ambiances et de tubes plus commerciaux, Burning for you de Dharma reste encore en bonne place dans les set list du groupe aujourd’hui, c’est une ballade un brin sirupeuse mais efficace. Ou Sole Survivor plus FM dans l’esprit, avec chœurs bien présent. A côté on trouve de grands titres bien dans la tradition mystique du groupe, Veteran of the psychic wars avec un Bloom énorme au chant, le titre éponyme et Joan Crawford, trois pièces maîtresses du disque qui franchement à la lecture foutent froid dans le dos, cette dernière surtout avec son piano limite inquiétant. Le reste est en légèrement deçà, plus anecdotique mais ça reste de la qualité, Don’t turn your back est dans la lignée de ce Dharma fait de bien en FM.

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Après deux bons disques, le BÖC ressort un live, double cette fois,

EXTRATERRESTRIAL LIVE (1982)

Un très bon témoignage de la tournée en cours avec encore un gros effort pour le livret, vynil conseillé ici, avec une set list best of, idéale pour découvrir le groupe, à noter la reprise des Doors , Roadhouse Blues avec Robbie Krieger en invité, et c’est aussi donc la dernière apparition à la batterie de Albert Bouchard en temps que membre a plein temps, il reviendra pour Imaginos mais c’est un cas complexe cet album.
Ce live signe la fin d’une époque, le BÖC va lentement entamer sa descente aux enfers artistique.


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12 Déc 2005 1:21
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The Revolution by night (1983)

Albert Bouchard est donc parti, ouvrant la voie à nombre d’aller et retours au poste de batteurs, c’est Rick Downey qui le remplace tout d’abord sur cet album, il a déjà joué de la batterie sur la tournée précédente.
Bouchard était à l’origine de bien des compositions mystiques du groupe et sa mise à l’écart va contribuer à amener le groupe vers des horizons plus commerciaux, déjà pour la composition, nombre d’intervenants extérieurs participent, et aux manettes on retrouve Bruce Fairbaim (Aeromsith, Bon Jovi). Ce qui est nouveau, c’est que le musique et non plus seulement les paroles sont confiées à des extérieurs.
Et cela se ressent très fort, un titre comme Shooting Shark, avec une partie de basse signée Randy Jacskon extraordinaire et du saxophone, est un bon titre mais a des années lumières de ce que le groupe proposait, dans une veine très fm. Eyes on fire est un autre exemple, écrite par un ami de Eric Bloom, elle rappelle Journey par instants.
En fait seul Take me away de Eric Bloom rappelle ce que le BÖC a fait par le passé, elle est d’ailleurs souvent joué en live encore aujourd’hui, même si ce n’est pas une ballade essentielle. On trouve aussi des titres presque hard dans l’esprit tel Feel the thunder avec une ambiance assez malsaine ou Shadow of California coécrite par un membre du Alice Cooper Band, mais ce n’est pas une réussite énorme. On trouvera aussi un très faible Let Go, qui tente sans succès de se rapprocher d’un Def Leppard, en fin d’album on sauvera Light years of love de Joe Bouchard et Helen Wheels, belle ballade mélancolique.
Il faut donc prendre Revolution by night pour ce qu’il est, une volonté de se renouveler même si pas toujours réussite ainsi qu’une tentative de squatter les charts américains, si il n’était pas sorti sous le nom de BÖC, sans doute serait-il mieux accepté, en tout cas le groupe apparaît à partir de cette époque plus comme un groupe ouvert que comme l’entité solide qu’il a été pendant 10 ans, et cela va se confirmer avec Club Ninja.

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Club Ninja (1986)

Cet album est le plus atypique du groupe, en toute franchise je ne l’ai jamais aimé, mais en reparlant sur IRC de celui-ci avec REM, gros fan de ce disque, j’ai choisi de changer de vue et de le voir non pas comme un disque du BÖC, je l’écoutais en pensant à Secret Treaties, forcement ça allait pas, mais comme un disque d’un autre groupe, car de toute façon ce n’est plus vraiment le même groupe, Allen Lanier ne fait effectivement plus partie du line-up, Tommy Zvonche le remplaçant pour cet album et la tournée, et Joe Bouchard quittera le groupe peu après, et point de vue composition 4 titres sur 9 sont entièrement dus a des compositeurs externes. A la production on retrouve le mentor du groupe Sandy Pearlman, et sa production est très FM, on a là l’album de loin le plus commercial du groupe, et il faut être honnête, il y a des bons titres si on s’attarde un peu, White flags et Dancin’ in the ruins sont des pepites FM et Make rock not war lorgne très fort vers Def Leppard sans trop avoir honte. D’ailleurs ces trois titres sont sans surprise ceux écrits par des requins du genre, on retrouve un peu le BÖC avec Perfect Water, chanson très classique de Buck Dharma, la suite est plus anecdotique, Beat ‘em up est un titre FM plus faible, When the war comes tente sans trop convaincre de retrouver l’esprit des anciennes compositions avec des chœurs peu opportuns.
On citera quand même Madness to the Method, en zappant les choeurs infames ici aussi, une bonne chanson de Buck Dharma.
Au final, un album moyen avec quelques compositions à sauver et une production énorme, mais ça n’est pas le BÖC ça, le groupe a perdu pas mal son identité et heureusement le projet Imaginos va l’aider à en retrouver une partie. Allen Lanier revenant d’ailleurs dans le groupe pour cette occasion ainsi que Albert Bouchard juste le temps de finir le projet.
On notera pour l'anecdote qu'il existe differents mixes de cet album avec des durées de chansons differentes et quelques differences dans les titres


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22 Déc 2005 19:30
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Petit aparté avant Imaginos, les 4 premiers albums sont dispos en remasters depuis 5 ans et spectres et some enchanted evening vont enfin suivre :


The remastered series of BOC's back catalogue will continue, with remastered re-releases of "Spectres" and "Some Enchanted Evening" slated for release in 2006, probably in the fall. Each release will contain extra never-before-released tracks.


5 que j'attends ça, bon je les verrais live un jour peut etre, ça ne fait que 10 ans que j'attends après tout :D

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25 Déc 2005 3:57
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Imaginos (1988)

Nous sommes en 1988, le groupe sommeille pas mal depuis Club Ninja et semble sur la voie d’un certain déclin, tant artistique, même si les derniers albums en date ont leurs bons morceaux, que commercial. Et la motivation des membres restant semble décliner après plus de 15 ans de carrière, reste juste les concerts assurés en permanence. C’est le moment choisi par la maison de disque et Sandy Pearlman, le producteur histoire du groupe, pour ressortir un vieux projet qui date des débuts du groupe, The soft doctrines of Immaginos.
A la base, Imaginos a été écrit par Pearlman lui-même à la fin des années 60 avant même que le groupe n’existe sous le nom de Blue Öyster Cult, à l’époque du Stalk Forrest Group. Imaginos raconte l’histoire d’un jeune homme appelé Imaginos qui joue divers rôles dans l’histoire de l’humanité. En fait ce concept est à l’origine du groupe en lui-même, si il n’a pas vu le jour à cette époque, il a alimenté les chansons du groupe directement ou indirectement. On retrouve par exemple Astronomy et Blue Öyster Cult ici présents sur Secret Treaties, cette dernière y apparaissait sous le nom de Subhuman, seules les paroles restants identiques.
Il faut savoir qu’une première mouture de Imaginos a été écrite et en partie enregistrée en 1982 par Albert Bouchard, alors récemment viré du groupe, il a repris le projet de Pearlman mais s’est vu essuyé un refus de la maison de disque pour la commercialisation.
C’est donc en 1988 pour relancer le groupe que Pearlman reprend la chose, avec le groupe mais sans Albert Bouchard, pourtant principal auteur, il sera certes crédité sur le disque, mais parce que ses parties de 1982 ont été réutilisées. En fait, si le disque sort sous le nom du BÖC, c’est plus pour une question de business, les membres de l’époque du groupe ayant très peu participé à la chose, Buck Dharma ne joue que sur deux titres, Bloom et Lanier, revenu dans le groupe, n’interviennent que très tard. En fait, la plupart des titres sont joués par les gens recrutés par Bouchard et crédités dans le livret ainsi que par quelques requins de studios.
Mais la musique ne souffre pas du tout de ce genre de petites magouilles et on a là un des meilleurs albums du groupe, si ce n’est le meilleur, les compositions sont toutes de petites perles ciselés dans le temps, et d’un bout à l’autre on est passionné par ce mélange entre mysticisme, heavy metal et parties presque progressives.
On ne les citera pas tous, mais The Siege and Investiture of Baron Von Frankenstein’s Castle at Weisseria est un grand moment tout en puissance et lyrisme, la nouvelle version de Astronomy vaut aussi le coup d’oreille, la chanson retrouve sa place normale dans le concept et est toujours aussi somptueuse, c’est sans doute un des plus grands titres du groupe.
On citera encore le très beau et lent In the presence of another world ou Blue Öyster Cult bien sur, aussi réussie que sur Secret Treaties.
On tient la une œuvre essentielle du groupe, indispensable pour le fan et celui qui veux connaître le groupe et ce qu’il représente.
Par contre pour revenir dans la chronologie du groupe, ce disque sera un échec complet d’un point de vue commercial et verra le groupe se faire virer de sa maison de disques, Columbia à l’époque, le disque était sans doute un poil trop intello pour le public ricain.
Une longue traversée du désert va commencer, sans aucune sortie studio pendant 10 ans.

P.S. : tiens comme ça, si vous voulez suivre l'histoire, il faut savoir que l'ordre du disque n'est pas le bon, ils savent s'amuser les gaillards.
ça donne ça normalement :

Les Invisibles
Imaginos
Del Rio's Song
Blue Oyster Cult
Astronomy
I Am The One You Warned Me Of
In The Presence Of Another World
The Siege And Investiture . . .
Magna Of Illusion

P.P.S. : je remercie le fan club français, un poil en sommeil, Church of the cult tenu par Monsieur Luke pour la qualité des ses fanzines et l'aide et les infos qu'ils m'ont appoté, si ça interesse quelqu'un, les magas sont toujours dispos d'ailleurs

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Dernière édition par noise le 26 Déc 2005 14:39, édité 1 fois.



26 Déc 2005 14:33
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Excellente chronique. Bravo!


26 Déc 2005 14:38
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Ouais, joli boulot.
Vite fait: j'adore Cultosaurus Erectus et Fire of Unknown Origin, le live est juste excellent, et bien qu'assez différent, j'aimais bien Club Ninja (ça fait un moment que je l'ai pas réécouté, et de toute façon je l'ai plus).
Par contre faudra que j'écoute Imaginos.

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26 Déc 2005 14:48
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Club Ninja est le seul album studio du groupe que je ne connais pas bien. Je l'ai seulement écouté une fois lors d'une fiesta et tout le monde était un peu bourré...


26 Déc 2005 19:05
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La suite, et presque la fin


Après Imaginos donc, la traversée du désert commence, le BÖC n’a plus de maisons de disques et ne semble guère s’en inquiéter, car en effet, il ne cessera jamais de tourner mais le travail de composition est en suspend et ne reprend que vers 1992, à cette époque le groupe se remet au travail après des années à tourner qui le faisaient presque ressembler à un cover band, l’album devait à la base sortir en 1993 mais il ne sortira jamais, seuls deux titres sortiront sur un bande son de film en 1992, Horsemen Arrive et Demon’s Kiss. Le reste va devoir attendre que le groupe signe un vrai deal avec une maison de disque et cela va prendre du temps et l’album va arriver comme un cheveu sur la soupe ou presque alors que nombre de titres auront été joué en live, à Paris notamment en 1995, dernier passage du groupe en France.
Sortiront aussi diverses compilations pour meubler le temps et pour que Sony se fasse quelques sous supplémentaires sur le dos du groupe, Cult classic sort en 1994, c’est un simple cd assez calamiteux avec des versions modernes atroces et aussi Workshop of the telescopes, sorti en 1995, en double cd mais avec un livret très incomplet et un track listing assez déroutant, en fait la compilation ultime reste à faire.

Heaven Forbid (1998)

Heaven Forbid sort donc enfin en 1998 dans une période difficile pour le groupe, Eric Bloom a des soucis vocaux, Lanier est dans le groupe mais est malade et est remplacé en live, par Al Pitrelli notamment et bassiste et batteur ont encore changé, Jon rogers (basse) et Chuck Burgi (batterie) sont partis en 1995 remplacés par Danny Miranda et Bobby Rondinelli. Le fait de tourner tout le temps a fini par user les hommes, en fait seul Buck Dharma semble bien en forme, c’est d’ailleurs lui compose l’essentiel de cet album avec John Shirley aux paroles. Tout ça n’aide pas à créer un disque homogène loin de là, celui-ci est donc composé des titres restants des sessions de 1992, les meilleurs du disque disons le tout de suite, on a See you in black dans une veine très heavy, surprenante pour le groupe mais efficace, Harvest Moon, un tube FM dont Dharma a le secret, très belle chanson déjà bien connu par ses fréquentes apparitions live ou encore Power Undermeath Dispair au refrain énorme et qui est la seule à rappeler la grande époque du groupe. Les autres sont Still Burnin’ et Cold Gray light of down, une ballade classique et un titre à l’ancienne a moitié réussi.
Le problème de cet album est son manque d’unité et le décalage évident entre certaines chansons, les anciennes jurent franchement avec les nouvelles, qui ont l’air d’avoir été composé à la va vite, Real World, Live for me par exemple sont des faces B sans trop d’intérêt. Damaged ou Hammer Back sonnent trop volonté de se moderniser. En fait le groupe a trop tardé à le sortir et a été coincé par la signature d’un deal, il aurait presque mieux valu attendre encore un peu.
Malgré tout j’ai de l’affection pour ce disque, il permet de retrouver le groupe vivant et de le relancer dans la bonne voie, et entendre de nouveau le Cult fait du bien et fait taire les mauvaises langues qui avaient jeté le groupe aux oubliettes, par contre on zappera la pochette, en deux versions, signe de précipitation, moches toutes le deux.

Cet album est malgré tout donc un nouveau départ, le line-up va se stabiliser, jusque 2004 avec Miranda et Rondinelli et les concert vont aller en s’améliorant, Bloom va mieux chanter et la set list va évoluer avec du neuf et du vieux pas joué depuis longtemps, The Subhuman par exemple. Et logiquement le groupe se remet à écrire dès début 2000 et là tout le groupe écrit, sauf Lannier assez usé par le temps qui passe et qui se contente de jouer live, et de fin 2000 jusqu'à la sortie, le groupe va jouer ces nouveaux titres sur scène, ne changeant pas sa politique du « on tour forever ».
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The Curse of the hidden mirror (2001)

L’album du grand retour voit donc le jour mi 2001 et tout est fait pour rappeler la grande époque des années 70. Le titre déjà vient directement d’un lointain passé, c’est à la base un morceau du Stalk Forrest Group, qui était le deuxième nom du BÖC, sur l’album jamais sorti, St Cecilia, il sortira finalement en 2001 lui aussi. La pochette a un charme mystérieux aussi qui rappelle les grandes heures. Mais le plus important c’est la musique et celle-ci est de très grande qualité. On signalera que les paroles sont presque toutes dues a John Shirley encore une fois, l’importance de l’homme dans le retour du groupe n’est pas à négliger.
La production du disque par Dharma et Bloom est superbe, les claviers sont bien là et la puissance se mêle bien aux atmosphères caractéristiques du groupe.
Sur les 11 titres de l’album, trois sortent du passé, issus des sessions des albums précédents, et retravaillés pour l’occasion, Showtime a été écarté de l’album Cultusaurus Erectus, Stone of love provient de l’époque Revolution by night et Here comes that feeling de l’album solo de Dharma, Flat Out.
Mais cela ne nuit pas à la cohésion de l’album, le groupe a retrouvé une unité et l’envie d’aller de l’avant. On trouve même des titres dignes des classiques du groupe, Out of the darkness tout d’abord, ballade somptueuse, qui colle la chaire de poule, ah ces claviers et ce refrain et rappelle Astronomy avec un Bloom en état de grâce, les superbes Old Gods Return et Eye of the Hurricane ensuite, tout en ambiances et atmosphères avec un côté épique remarquable. Avec ces trois pièces, on a aussi de très belles chansons, avec du FM cher à Buck Dharma avec Pocket ou Dance on stills, très bons titres de rock entêtants, dans les meilleurs du bonhomme depuis un bail. Il y a aussi du plus heavy avec One Step ahead of the devil, bien efficace avec un Bloom assez à l’aise.
On citera enfin Good to feel hungry et Showtime, la première a une partie de basse énorme et se révèle avec les écoutes comme un très grand titre, pas loin des standards passés et la deuxième surprend agréablement par un ton assez différent de ce le groupe propose habituellement.
Le BÖC signe donc là son album le plus convaincant depuis Fire of unknow origin 20 ans auparavant bon bien sur on n’atteint pas le niveau des trois premiers albums mais ce retour en grâce presque inespéré est un grand bonheur pour les fans.

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Après ça, le groupe continue à tourner, en Europe notamment, en 2002, 2003 et 2004 mais surtout en Grande-Bretagne avec quelques dates en Allemagne aussi, la France attend toujours, le groupe n’y est venu que trois fois dans les années 90, en 1992 et 1995, à Nancy et Paris.
Un live est sorti ensuite en 2003, A long day’s night, en cd et dvd, mais malheureusement pas à la hauteur des attentes des fans, on y reviendra plus tard, je fatigue !!

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28 Déc 2005 0:39
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Vite la suite, Capt'ain Cody pourra la commenter :D


31 Déc 2005 13:46
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Ce mec a floodé, je l'ai vu !
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c'est en cours là, je la passe cette nuit surement :D

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31 Déc 2005 14:05
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